Tu te sens dispersé en permanence. Tu as 15 onglets ouverts dans la tête en même temps, tu commences 10 projets, tu n'en finis aucun. Tu sens que tu fonctionnes différemment des autres, et personne autour de toi ne semble vraiment comprendre.
Tu n'es pas seul. 17 à 18 % de la population française est neuro-atypique. Un gros cinquième de la population. La plupart ne sont pas diagnostiqués. La plupart s'épuisent à vouloir fonctionner comme les 80 % restants.
Cet article est pour toi si tu es thérapeute, coach, accompagnant, créateur de contenu sensible, et que tu sens que ton énergie déborde dans tous les sens. Pour toi qui veux servir, créer, transmettre, mais qui finit la journée vidé sans comprendre où est passée ton attention.
Je vais te parler d'une métaphore qui a changé ma façon de voir mon propre fonctionnement, et d'une digue concrète qui m'a permis de tenir aujourd'hui quatre chaînes YouTube, un site internet, une communauté de créateurs et plusieurs clients, sans m'épuiser. Cette digue, c'est l'IA. Mais avant d'y arriver, on doit comprendre pourquoi tu es comme ça, et pourquoi ce n'est pas un défaut.
🌀 17 % de la population, et toi peut-être dedans
TDAH, HPI, hypersensibilité, pensée arborescente, multipotentialité, syndrome du zèbre, asperger, autisme léger. Les étiquettes sont nombreuses, et elles se recoupent. On parle aujourd'hui de 5 % de TDAH chez les enfants, 3 % chez les adultes, environ 2 à 3 % de HPI. En agrégeant toutes les formes de neuro-atypisme, on arrive entre 17 et 18 % de la population.
Beaucoup de personnes vivent toute leur vie sans savoir. Elles se contentent de penser qu'elles sont "compliquées", "trop sensibles", "incapables de se concentrer", "incapables de finir ce qu'elles commencent". Elles s'épuisent, elles culpabilisent, elles s'isolent.
Moi-même, je ne suis pas diagnostiqué. Je n'ai jamais fait de test officiel. Mais à 41 ans, après six ans d'entrepreneuriat, je vois bien que mon fonctionnement n'est pas celui de la majorité. Dispersion permanente. Besoin d'intensité dopaminergique. Soif d'apprendre vite. Envie de lancer dix projets en même temps. Capacité à m'éclater sur des sujets pointus pendant des heures, puis à m'ennuyer mortellement sur une tâche routinière de cinq minutes.
Si tu te reconnais, voici ce que j'aimerais que tu lises avec attention.
🎨 Ce n'est pas toi qui es "trop"
Le premier piège du neuro-atypique, c'est de croire qu'il y a quelque chose qui cloche en lui. Que les autres savent faire, et que lui est cassé. Cette croyance, on la traîne souvent depuis l'enfance, depuis l'école, depuis les premières remarques de parents, de profs, de patrons.
"Tu es trop sensible." "Tu es trop dispersé." "Tu pars dans tous les sens." "Concentre-toi sur une seule chose à la fois." Tu n'es pas trop. Tu es mal canalisé. La différence change absolument tout.
Une personne neuro-atypique a la même quantité d'énergie qu'une personne neurotypique. C'est juste que cette énergie circule autrement, plus vite, dans plus de directions à la fois.
Et si ton fonctionnement avait été le standard depuis le début ? Si l'école avait été conçue pour des enfants qui apprennent en sautant d'un sujet à l'autre, qui ont besoin de mouvement, qui captent les choses en arborescence ? Tu serais l'élève modèle. Et c'est celui qui reste assis tranquille pendant huit heures qui passerait pour le bizarre.
Le neuro-atypisme n'est pas un défaut de fabrication. C'est un fonctionnement. Différent. Et dans le monde qui s'ouvre, ce fonctionnement est en train de devenir un avantage majeur, à condition de lui donner le bon cadre.
🕯️ Le piège des créateurs sensibles
Si tu lis cet article, il y a de fortes chances que tu sois thérapeute, coach, accompagnant, astrologue, énergéticien, créateur de contenu autour du bien-être ou de la spiritualité. Tu accompagnes des humains. Tu les aides à se rencontrer. Tu travailles avec leur intériorité.
Et c'est précisément pour ça que ton neuro-atypisme te dessert autant qu'il te sert. D'un côté, il te donne ce que les autres n'ont pas : une hyperconnexion à ton émotionnel, une intuition aiguisée, une capacité à capter ce que la personne en face ne dit pas, un accès direct au subtil, à l'énergétique, à la spiritualité. Tu es taillé pour ce métier.
De l'autre côté, le quotidien de l'entrepreneur sensible est un champ de mines. Il faut créer du contenu. Il faut tenir une newsletter. Il faut publier régulièrement sur Instagram, YouTube, peut-être LinkedIn. Il faut gérer la compta, les emails, le site internet, les rendez-vous, les factures. Et pendant que tu cours partout, tu dois aussi tenir ton énergie pour les séances avec tes clients.
La plupart des thérapeutes neuro-atypiques que je rencontre tombent dans l'un des deux gouffres : le burn-out, parce qu'ils ne savent pas s'arrêter et qu'ils prennent tout en charge en même temps, ou le bore-out, parce qu'ils s'épuisent à essayer de faire une seule tâche linéaire et qu'ils finissent par s'isoler chez eux à ne plus rien produire.
Les deux mènent au même endroit : l'arrêt. Et avec l'arrêt vient la culpabilité, la dépression, le sentiment d'avoir raté sa vocation.
🌊 Le torrent et les digues
Mon ami Yoann Guez, thérapeute relationnel, m'a partagé une image que je n'arrête plus de retourner dans ma tête depuis cette semaine. On enregistrait un épisode ensemble sur ce sujet précis, et il a sorti cette phrase :
« C'est un torrent. Un torrent d'émotions, de potentialité intellectuelle, d'idées. Tu ressens tout en mille fois. L'enjeu, c'est de créer des digues pour canaliser ce torrent. Sinon, il déborde, il t'engloutit, il engloutit tout autour de toi. »
Cette image me parle énormément. Parce qu'elle dit deux choses essentielles en même temps. Premièrement, ton énergie neuro-atypique est une force. Pas un défaut. Un torrent, c'est une puissance brute, magnifique, qui peut faire pousser une vallée entière si elle est bien orientée. Deuxièmement, sans digues, ce torrent devient ton pire ennemi. Il t'engloutit, il engloutit les gens autour de toi, il dévaste ta vie.
Pendant des années, j'ai cru que le problème, c'était mon torrent. J'ai essayé de le réduire. Je me suis forcé à fonctionner comme les autres. Méthode Pomodoro. GTD. Bullet journal. Coaching. Thérapie. Tout cela m'a aidé un peu. Rien ne m'a vraiment libéré.
Le déclic n'a pas été de réduire le torrent. Il a été de construire les bonnes digues. Et les bonnes digues, pour quelqu'un comme moi, c'était l'entrepreneuriat d'abord, et l'intelligence artificielle ensuite.
🎯 Ce qu'il faut retenir avant d'aller plus loin :
→ Ton énergie neuro-atypique est une force, pas un défaut.
→ Sans digues, cette force devient une menace pour toi-même et tes proches.
→ Le travail n'est pas de réduire ton torrent, c'est de lui donner le bon cadre.
⚡ L'entrepreneuriat, ton meilleur véhicule
Pendant douze ans, j'ai été coloriste sur des films d'animation. Métier passionnant, équipes brillantes, projets ambitieux. J'ai travaillé sur "Les Minuscules", "Sauvages", des longs métrages magnifiques. Et pourtant, je m'ennuyais. Chaque film mettait deux ans à sortir. Pour quelqu'un qui a besoin de voir ses idées passer dans la matière en trois jours, c'était une lente torture.
Depuis six ans, je suis entrepreneur. Et j'ai compris une chose : l'entrepreneuriat est le véhicule idéal du neuro-atypique. Il coche absolument toutes nos cases. De l'intensité. De l'arborescence. Du multitâche permanent. Des stimulations cognitives variées toute la journée. Tu penses comptabilité, contenu, accompagnement, structure de site, prospection. Tu as des hauts, tu as des bas. Tu es stimulé en permanence.
Le problème n'est plus l'ennui. Le problème devient la canalisation.
Quand tu es employé, ton cadre est imposé : horaires, missions, hiérarchie, calendrier. Pour un cerveau neuro-atypique qui a besoin de souplesse, ce cadre est étouffant. Mais quand tu es entrepreneur, tu dois construire ton propre cadre. Et là, beaucoup de neuro-atypiques se cassent les dents.
Parce que créer une offre claire demande de choisir, et nous on aime tout. Tenir une newsletter chaque semaine demande de la régularité, et nous on fonctionne par vagues d'énergie. Filmer une vidéo demande de se concentrer une heure, et notre cerveau veut sauter sur autre chose après quinze minutes. Tu vois le problème ?
Pendant longtemps, j'ai changé d'offre tous les trois mois. J'ai refait ma bio Instagram mille fois. J'ai lancé des projets que je n'ai jamais terminés. C'était nourrissant et épuisant en même temps. Jusqu'à ce que je trouve la digue qui m'a tout débloqué.
🤖 L'IA, la digue qui change tout
Quand l'IA est arrivée vraiment dans ma vie il y a deux ans, j'ai eu la sensation, pour la première fois depuis dix ans, d'avoir trouvé un outil qui pense comme moi. Pas un outil qui me force à fonctionner comme les autres. Un outil qui épouse mon fonctionnement et qui le canalise.
L'IA pense en arborescence. Elle connecte naturellement les idées entre elles. Elle ne dort jamais. Elle ne juge pas. Elle peut tenir trente conversations en parallèle sans s'épuiser. Elle est neuro-atypique elle aussi, d'une certaine façon.
Aujourd'hui, je donne tout à Claude (l'IA d'Anthropic que j'utilise au quotidien). Mes transcripts d'épisodes YouTube, mes pages de vente, ma comptabilité, mes mails, mon site internet. Il me connecte les choses entre elles, il orchestre, il exécute. Comme si j'avais trente ingénieurs, marketeux et juristes qui travaillent pour moi, pour 90 euros par mois.
Ce qui me dispersait avant me sert maintenant. L'IA absorbe mes idées en vrac et me les rend triées, hiérarchisées, actionnables.
Concrètement, voici comment je tiens aujourd'hui : je tourne un épisode YouTube par semaine, en live, en mode arborescent, en mode flow. Comme l'épisode de cette semaine avec Yoann. Pendant le tournage, je suis dans ma zone, je laisse mes idées sortir, je connecte. Aucune contrainte de structure. Aucune charge mentale d'exécution.
Ensuite, je donne le transcript brut à Claude. Et il me sort, en quelques minutes : une newsletter structurée pour mes 600 prospects, un carrousel Instagram de 10 slides, un post Facebook prêt à publier, un post LinkedIn prêt à publier avec son lien en premier commentaire, et la description optimisée SEO de l'épisode YouTube avec son chapitrage et ses tags.
Un seul tournage. Cinq livrables. Zéro charge mentale d'exécution.
C'est la digue qui me permet de tenir sur la durée. Quatre chaînes YouTube de clients que j'accompagne, mon propre site, mes contenus, ma communauté Creator Serenity, mes accompagnements individuels. Avant l'IA, je débordais sur tout. Aujourd'hui, je dors mieux qu'avant.
🌱 Par où commencer sans s'épuiser
Si tu te reconnais dans ce que je raconte, voici trois marches progressives pour démarrer. Ne saute pas les marches, ne te mets pas la pression. Un pas après l'autre, comme on construit une digue.
Marche 1. Ouvre Claude ce soir. La version gratuite suffit largement pour tester. Tu peux y accéder sur claude.ai. Crée un compte, ouvre une conversation, et écris simplement : "Je suis [ton métier]. Mon client idéal c'est [décris-le en une phrase]. Donne-moi 10 idées de contenu que je peux publier cette semaine." Regarde ce qu'il te sort. Tu vas être surpris.
Marche 2. Donne-lui un long contenu que tu as déjà. Un live Instagram, une conférence, un échange enregistré. Récupère le transcript (Claude peut transcrire les fichiers audio, ou tu peux passer par un outil comme MacWhisper). Puis demande à Claude : "À partir de ce transcript, sors-moi 3 idées de contenu structurées dans un tableau : titre, format, accroche, 3 points clés, CTA."
Marche 3. Construis ton premier workflow. Quand tu es à l'aise, demande à Claude de t'aider à automatiser une routine. Par exemple : "Voici un transcript. Sors-moi une newsletter de 500 mots avec un objet, un préheader, et un CTA." Tu rajoutes ensuite : "Et à partir de la même base, fais-moi un carrousel Instagram en 5 slides." En une demi-heure, tu produis ce qui te prenait avant deux jours.
L'objectif n'est pas de tout déléguer à l'IA. L'objectif, c'est que toi tu te concentres sur ta zone de génie : la rencontre avec tes clients, l'accompagnement, la création vivante. Et que l'IA s'occupe de l'exécution répétitive qui te vide.
🌿 Cette digue te soigne aussi
Quelque chose que j'ai compris en cours de route, et qui m'a vraiment touché : la digue ne fait pas que canaliser ton torrent extérieur. Elle apaise aussi ton torrent intérieur.
Quand tu sais que tes contenus de la semaine vont être produits proprement, que tes emails clients vont être envoyés, que ta facturation va se faire, tu te libères mentalement. Tu peux enfin penser à autre chose. Tu peux te reposer, prendre soin de toi, voir tes amis, jouer avec tes enfants, sortir marcher. Sans cette boucle d'inquiétude permanente qui dévore les neuro-atypiques.
L'IA n'est pas qu'un outil de productivité. C'est un outil de paix intérieure. Surtout pour des personnes comme nous, qui n'arrivent pas à s'arrêter tant qu'il reste quelque chose à faire. Avec les bonnes digues, on peut enfin se déposer.
Et quand on est thérapeute ou accompagnant, c'est précieux. Parce qu'on ne peut pas donner de la présence à nos clients si on est nous-mêmes dispersés et épuisés. La digue, c'est l'outil de notre alignement.
🤍 Ce que je voudrais que tu retiennes
Si tu ne dois retenir qu'une poignée de phrases de cet article, ce sont celles-ci :
- 17 à 18 % de la population est neuro-atypique. Tu n'es pas seul, tu n'es pas cassé, tu n'es pas une exception.
- Tu n'es pas "trop". Tu es mal canalisé. La différence change absolument tout dans ta façon de t'aimer.
- Ton énergie neuro-atypique est un torrent. Sans digues, il t'engloutit. Avec les bonnes digues, il devient un super-pouvoir créatif.
- L'entrepreneuriat est ton véhicule idéal, parce qu'il coche toutes tes cases. Mais sans cadre, il peut aussi t'épuiser.
- L'IA pense comme toi, en arborescence. Elle ne te juge pas, elle ne dort jamais, elle absorbe ta dispersion et te la rend triée.
- L'IA n'est pas une option pour les neuro-atypiques. C'est la digue qui transforme ton torrent en super-pouvoir.
- Commence petit. Une conversation gratuite avec Claude ce soir. Un transcript donné en pâture. Un workflow. Pas la peine de tout réinventer en une semaine.
- Cette digue ne fait pas que canaliser ton extérieur, elle apaise aussi ton intérieur. C'est un outil de paix mentale, pas seulement de productivité.
- Entoure-toi de gens comme toi. Le neuro-atypisme isole. Trouver des pairs change profondément la donne.
🎬 L'épisode complet avec Yoann
Cette semaine, j'ai enregistré un épisode de trente minutes sur ce sujet précis avec mon ami Yoann Guez. On parle de dispersion, d'hypersensibilité, de perfectionnisme, de burn-out, et de comment on canalise enfin tout ça sans s'éteindre. C'est honnête, c'est structurel, c'est utile.
avec Yoann Guez · 30 min
Et si tu veux apprendre à utiliser Claude et l'IA comme cadre, en douceur, dans une communauté de créateurs sensibles qui se soutiennent, je t'invite à découvrir Creator Serenity. C'est 19 euros par mois, sans engagement. Tu trouveras dedans des ateliers pratiques, des replays, des skills IA prêts à l'emploi, et surtout des personnes chouettes qui vivent la même chose que toi.
Si tu te reconnais dans le neuro-atypisme, retiens une chose avant de fermer cet onglet : tu n'es pas seul. On est nombreux. Et on a juste besoin des bonnes digues pour transformer notre torrent en super-pouvoir.
Bien à toi,
Julien
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